LES 60è DELIRANTS Club du Rienfoutre
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LE KILIMANJARO...

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Margot Re: LE KILIMANJARO...

Message  solaire le Lun 2 Juil - 11:18

Mimi : c'est passionnant !! j'adore

j'aurais bien eu envie de vivre un tel raid, aller au bout de soi même pour trouver ?? la Vérité ? la Paix ?

J'espère que la narratrice Marie la trouvera.. elle a perdu un enfant et c'est son chemin de reconstruction

Mille merci du temps que tu passes pour nous, à nous faire partager cette Odyssée

bisoussssss

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Margot Re: LE KILIMANJARO...

Message  Mimi* le Lun 2 Juil - 12:20

Çà gaze? Heureuse que çà te plaise Solaire... j'ai trouvé ce récit tellement vivant que j'avais envie de la partager avec vous.... Bizoooo




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Margot Re: LE KILIMANJARO...

Message  Mimi* le Lun 2 Juil - 15:39

Çà gaze? "J7

Le matin il y a eu la cérémonie des photos de toute l'équipe et la danse du Kilimandjaro pour nous remercier des pourboires. J'aime bien la chanson et
la danse du Kilimandjaro que j'ai regardée plusieurs fois déjà pour les autres groupes en partance. Mais ça donne de la nostalgie ces au revoir anticipés. La coupure se fait là du coup. Mais d'un autre côté, plus bas elle aurait moins de sens.
Je montre du doigt à René, Jean et Jo :
- Regardez elle est jolie cette montagne dont on aperçoit un bout
là ! Elle a de la neige aussi !
- Ah oui ! Tiens ! Elle est jolie cette montagne ! Elle s'appelle le Kilimandjaro !
C'est l'éclat de rire général.

Il est neuf heures et nous devions partir à huit heures. Je cherche Louis des yeux et le vois tranquille à attendre, en train d'admirer le paysage.
Je l'interpelle :
- Dis donc ! tu t'es bien apaisé en une semaine pour les horaires!
- Tu as une jolie façon de parler trouve Jean
- Ah bon ?
- Tu parles comme les Canadiens avec des mots qu'on n'emploie plus en France explique Louis.
- Et vous auriez dit comment vous ?
- On aurait dit : Tu ne stresses plus comme avant.
- Ah oui évidemment ! si je me mets à parler français ça fait exotique !

C'est le moment de descendre et de sortir du parc du Kilimandjaro. Le chemin est très beau de ce côté-ci ; la végétation très variée, dense ; on voit beaucoup de singes qui sautent dans les cheveux de sorcières qui
pendent des grands arbres.


Pour la dernière fois on ouvre la boîte en plastique du pique-nique. Ils ont fait fort ! Sandwich de pain de mie tartinée de confiture avec un petit bout de jambon ! Morceau de poulet tout sec ; oeuf dur ; mini banane ; on n'a pas faim de toutes façon alors ils auraient tort de s'en faire.

On croise beaucoup de groupes qui vont tenter à leur tour l'ascension du Kilimandjaro. A un moment arrivent à notre encontre un groupe d'allemands
dont un homme, très gros, se retient un temps à une branche pour se reposer; nous ne pouvons pas nous empêcher de sourire de ses illusions ; celui-là il ne risque pas d'arriver au sommet !

On arrive à la porte du parc ; plusieurs échangent leurs adresses avec Abeid ; on envoie des cartes postales ; je donne mon Laguiole et mon bâton
télescopique à Abeid ; je lui mets mon adresse et un timbre sur une carte et je lui demande de m'écrire ; Thomas veut lui donner son bâton télescopique aussi ; il lui dit :
- Marie m'a déjà donné un bâton.
Cela en bouche un coin à certain qui pensaient qu'il prendrait les deux.
Qui sait ? Pour le revendre peut-être ensuite ? C'est une très belle personnalité Abeid.

Nous reprenons nos places dans les 4x4. Il nous dit à travers la fenêtre
« Au revoir mes amis ! »
Abeid ! Elias ! Nous ne risquons pas de vous oublier !

Nous repartons dans les nuages de poussière rouges. Quelques heures de trajet pour contourner le cône du Kilimandjaro et nous arrivons au Lodge.
Les deux jeunes filles, un peu plus souriantes que la semaine dernière, nous offrent du jus de fruit reconstitué, dès notre descente de voiture, sur la pelouse.
Nous avons nos mêmes chambres.
Je prends la douche de ma vie.
Je veux mettre une robe mais mes pieds trop gonflés ne rentrent que dans les chaussures de marche délassées ; je remets un jogging alors. Nous avons
un oedème généralisé ; nous mettrons plusieurs jours à dégonfler ;
Le repas est délicieux ; toujours ces légumes succulents ; la veillée douce, la dernière.
Je rentre dans ma chambre
Et à nouveau j'éprouve La Perte ; et retrouve mes larmes.


à suivre.... Bizoooo




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Margot Re: LE KILIMANJARO...

Message  Mimi* le Lun 2 Juil - 15:46

Çà gaze? "J8

Nous devons être fin prêts pour partir à sept heures.
En retournant à Nairobi prendre l'avion de 23h30 nous passerons par un parc animalier.
Les animaux vont boire à huit heures ; c'est le moment le plus intéressant.
Il faut qu'on y soit.

Et c'est effectivement extraordinaire !
Tous les animaux convergent des quatre coins de l'immense plaine vers le même point d'eau ; Tous les zèbres, les éléphants, les gnous, les buffles,
les gazelles, les antilopes?. Marche inflexible, subie ; démarche accablée; il y a des hectares couverts d'animaux ! A perte de vue ! Sous le Kilimandjaro.

Et puis tout s'arrête ; les pas restent suspendus ; beaucoup demeurent immobiles ; d'autres broutent autour d'eux.
- C'est incroyable ce qu'ils sont paisibles ! dis-je
- Je ne crois pas qu'ils soient paisibles pourtant me répond Louis.
- Regarde ! Un lion !
- Où ?
- Là-bas entre le point d'eau et les animaux !
- Oui il va et vient le long du point d'eau.
- C'est lui qui empêche les animaux d'aller boire au point d'eau !
- Il verrouille l'accès au point d'eau ; Il attend que les animaux aient trop soif pour rester prudent
- Le premier qui aura trop soif se fera dévorer.
Je croyais que l'instant était paisible et il était dramatique ; Tous ces animaux sont en pleine tragédie ; je ne comprendrais donc jamais rien à rien !

- Dites donc regardez le zèbre en pleine érection là !
- Waouh !!! Belle pièce !
- Trente centimètres de long au moins !
- Eh bien ! si le nôtre était aussi long !
- On aurait les femmes à nos pieds !
- On les tomberait toutes !
- Marie ne dit rien mais je me demande ce qu'elle pense.
- J'écoute la différence entre les hommes et les femmes et ça m'intéresse beaucoup.
- Ça vous plairait à vous les femmes que notre engin soit aussi long ?
- Nous on s'en moque de la taille de l'engin. Les femmes sont dans l'amour, la tendresse, la sensualité.
- Je pense que c'est sans doute vrai dit Louis sûr de rien.
- Mais entre deux hommes vous ne préférez pas le mieux monté ?
- Non. Nous on n'est pas dans la plastique comme vous. C'est la personnalité du gars qui nous intéresse.
Ça m'a vraiment intéressée d'écouter ces considérations entre eux ; c'est étonnant à quel point hommes et femmes sont étrangers ; non seulement ils
sont complètement différents mais ni les uns ni les autres nous imaginons même de quelle façon ! Quand je vois ce que nous attendons des hommes et
avec quoi ces hommes, aimant leurs épouses et vivant avec elles depuis plus d'une trentaine d'années, pensent les rendre heureuses ! Vive la réincarnation ! Il nous faudra plusieurs vies pour arriver à un Amour
satisfaisant les deux parties. Pas étonnant toutes ces rancoeurs dans les blagues. Alors que je sens bien qu'ils aiment leurs épouses.
- Tu ne t'es pas rasé ? Demande Pierre à Matthieu.
- Non j'ai demandé conseil à Marie elle pense que c'est mieux
que j'arrive comme ça.
- J'ai dit que moi je préférerais.
Je rectifie lâchement car si sa femme n'apprécie pas je le laisse assumer tout seul ! Hum !
Pierre qui est pour les choses nettes continue :
- Quand tu seras à l'aéroport, va dans les toilettes et rase-toi.
- Marie ? tu penses vraiment que c'est mieux que je ne me rase pas ?
- Moi j'aime être surprise ; si ta femme est BCBG rase-toi !
- Je ne sais pas si elle est BCBG ; elle aime être bien habillée ; mais elle aime bien être comme ça, normale, aussi ; Allez je reste comme ça.

Plusieurs tribus Massaïs habitent dans le parc ; Nous pouvons aller visiter un village si nous le désirons. Il faut payer dix dollars par personnes. A mains levées le vote est en faveur de la visite. Nous sommes accueillis sous la canicule par le fils du chef .( En fait ce n'est pas le fils du chef, c'est un étudiant m'a dit Abeid plus tard quand nous nous sommes revus). Il a un très beau visage tout à fait dans nos canons européens ; un visage rempli d'intelligence et d'autorité.
Il parle très bien l'anglais qu'il a appris à l'école. Il est sans timidité et organise la visite avec décision. Il prend les billets et les donne à un acolyte. Le village entier arrive alors ; des femmes couvertes de bijoux de perles et des hommes vêtus de leurs étoffes rouges ou violettes, très vives leur indispensable bâton à la main. Ils sont très maigres et très altiers. Mélange de distance hautaine et de désir d'être honnête avec nous
et de nous en donner pour notre argent, ils s'alignent hommes d'un côté et femme de l'autre et commencent à chanter sous le firmament ardent ; puis les genoux des hommes et les fesses ont des soubresauts en rythme ;
Les Massaïs ! Cette peuplade dont pas un Africain ne parle sans respect ! Les Massaïs légendaires, ces grands hommes de la brousse, ces hommes au courage fabuleux, ces êtres mythiques sont là devant nous à chanter et danser pour satisfaire notre curiosité. Ça fait mal ; d'autant plus que plusieurs
hommes de notre groupe se modifient alors complètement et se comportent en vainqueurs « Malheur aux vaincus ! » Rires éhontés et quolibets pleuvent ;
- Ils ne sont pas assez intelligents pour descendre de leur arbre !
- C'est de la prostitution !
- Ce sont des assistés
- Ça manque de soutien gorge ! tous ces nénés qui sautent !
- Avec un billet tu peux leur demander n'importe quoi alors vas-y !
- J'aimerais bien mais elles puent l'antilope !
Les Massaïs n'entendent-ils pas tous ces rires qui n'ont aucun souci de discrétion ? J'en suis malade ! Non, ils poursuivent leur chant, leurdanse, ils ont eu de l'argent pour cela alors ils exécutent leur partie du
contrat sans ciller. Une grande sécheresse s'annonce dans la région. On peut voir déjà de nombreuses charognes sur notre passage. Les Massaïs sont les plus pauvres ils ne vivent que d'élevage, ils seront atteints les premiers. Ils ont besoin de cet argent qu'ils partagent avec les autres tribus Massaïs qui n'ont pas la chance (malchance ?) de vivre au contact des touristes dans la réserve nationale.
Je me tourne vers mes compagnons que je ne reconnais plus :
- Vous vous conduisez comme des BOF
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Ca veut dire quoi des bof ?
Comment expliquer ce qu'est un BOF ?
Comment expliquer que c'est leur regard qui abîme ces gens ; et qu'ils n'ont pas le choix sinon ils ne feraient jamais cela.
Jo dis :
- Tu sais, n'importe lequel de ces hommes ne met pas dix secondes à te tuer au combat.
Ça remet un peu les choses en place mais pas pour longtemps. Ces compagnons merveilleux sont devenus des touristes médiocres qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui font étalage d'une sottise devenue incontrôlable. Thomas en tête dont l'humour et la délicatesse faisaient les délices du groupe, les entraîne là, au grand galop emballé, dans les
plaisirs douteux de la plaisanterie vile.
Au rythme du chant, les hommes se mettent à sauter selon leur coutume, tout droit sur eux-mêmes le plus haut possible ; c'est pour voir les lions dans
la brousse. Les femmes, se détachent du groupe et viennent toutes légères et gracieuses faire des petits sauts à leur tour. Sous les moqueries obscènes des hommes venus de France.
Nos dix euros nous permettent de voir ensuite comment faire du feu avec deux morceaux de bois et de la bouse sèche d'éléphant. Mais ils ont beau faire rouler rapidement entre leurs paumes, à tour de rôle, le bâton perpendiculaire à la plaquette de bois, ça fume mais le feu ne prend pas :
- un coup de micro-onde et on n'en parle plus s'exclame notre renâcleur
Jusque là il ne parlait pas mais maintenant le thème des échanges lui va bien ; il prend de l'assurance ; de même pour un autre dont on n'avait pas beaucoup entendu la voix jusque là. Manifestement, le moment est venu où ils peuvent avoir des choses à dire. Ce sont maintenant les assistants humoristes principaux de Thomas.
- La merde est trop fraîche
- Ils savent plus faire oui.
- Ils se servent d'allumettes comme tout le monde.
- C'est du chiqué pour touristes.
- Quels hypocrites
- Passe-lui ton briquet.
- Il y a quelqu'un qui a un briquet ?
- Qu'il arrête de nous prendre pour des imbéciles.
- Ils croient qu'on est des andouilles comme tous les
toutou-touristes qu'ils voient passer et qui s'extasient !
- Dans dix ou vingt ans ils auront disparu ; bouffés par l'argent des touristes.
C'est Jo notre sage qui parle là ; il dit son pincement au coeur devant une espèce en voie de disparition ;

Le feu prend finalement.

Le fils du chef nous emmène visiter une case. Je suis très impressionnée.
Ces hommes et femmes me semblent si proches ; même avec leur autre culture ils nous ressemblent tellement ; de couleur noire. Mais là c'est l'abîme insondable. A l'intérieur d'un large cercle d'épines dans la plaine à perte de vue calcinée au soleil, des cases font le tour d'une spacieuse place brûlante qui occupe tout le centre. Nous allons visiter l'une d'elles mais elles sont toutes construites de la même façon :
Elles sont fabriquées de trois couches : une couche de branchages - une couche
d'herbes - une couche de bouses de vaches. La bouse de vache est
intéressante parce qu'elle est imperméable et que même les termites ne
l'attaquent pas. Ce qui donne des constructions qui durent plus longtemps.
La porte est basse et située sur le côté. Ce sont les femmes qui construisent les cases et elles obligent ainsi leur homme à se pencher pour rentrer dans le foyer. Sinon le plafond est lui-même agréablement haut et
les hommes de notre groupe, particulièrement grands, ont encore une bonne marge au-dessus de leur tête. La porte s'ouvre donc sur un couloir qui longe la case et est chargé d'empêcher le vent de s'introduire dans le foyer. Le couloir débouche à mi-case juste en face des quatre pierres supportant la marmite devant le râtelier contenant la réserve de bois. De part et d'autre du feu, à gauche la couche des parents, à droite la couche collective des enfants ; ces couches sont recouvertes chacune du cuir crevassé d'une grande peau. En face du feu, plus haut, un trou dans le mur pour évacuer la fumée. La case est grande de quatre mètres environ et large de deux mètres. Ils cuisent un mélange de lait et de sang ; et aussi de la
viande quand ils en ont. Ils sont polygames et chaque femme a sa maison.
Une ou deux femmes le plus souvent. Cependant l'un d'eux est en train de négocier sa troisième femme.

- Je suis sorti de la merde annonce Thomas en mettant le pied à l'extérieur de la case.
- De quel pied ? questionne Cédric
- Cette promiscuité parents-enfants est répugnante.
- C'est pour l'initiation sexuelle.
- Ils sont comme les animaux encore.
- Berk la tambouille !
- Allez on s'barre
- Ca suffit là ; on les a assez vus !
- J'regrette pas mes dix euros c'était intéressant quand même admet Thomas.
Puis il y a un passage aux stands artisanat massaïs duquel on était prévenu ils sont dehors dans la plaine sous le feu solaire ; ce soir on s'en va ; on n'a presque plus de dollars autant les laisser là. Ça fait environ mille euros rien que pour notre groupe or il y a eu deux autres groupes arrivés après nous. Mais il faut retirer la part des chauffeurs ; ils doivent avoir leur commission puisque c'est à leur initiative que cet arrêt en village Massaï a été proposé.

Pour nous remettre de ces émotions dues à une plongée dans l'inconnu, un saut dans l'inimaginable, nous sommes conduits dans un beau et très bon
restaurant du parc.
Nous nous régalons devant la grande baie ; sur la véranda sont assis deux Massaïs ; Ils sont là détendus à faire de la figuration peut-être ? Maigres et vêtus de leurs couleurs vives ; assis sans rien faire. René qui en est à sa deuxième tournée au service à volonté rouspète :
- Je n'aime pas voir les gens assis comme ça à ne rien faire !
- Pourquoi ?
- La direction du restaurant les met là en représentation ; c'est une atteinte aux droits de l'homme ça
- Tu te rends compte que tu es là l'assiette pleine et que tu dis de cet homme maigre qui gagne quatre sous de cette façon qu'il subit une atteinte aux droits de l'homme ? Tu n'as pas complètement tort pourtant
selon nos critères occidentaux.

Mais moi je suis convaincue que notre regard atteint aux droits de ces hommes. Et aussi nos corps qui resteront replets alors que le drame arrive
sur le Kenya avec la sécheresse descendant du Nord.

Direction Nairobi maintenant.

Un arrêt dans le même magasin de souvenirs qu'à l'aller ; pour une nouvelle
traite du touriste ; et pour la commission du chauffeur.

Arrivée à l'aéroport.

Mais pourquoi mes compagnons ont tous fini les formalités et moi j'attends comme ça ? Quoi ??? Je n'apparais pas dans la liste des passagers sur l'ordinateur ? Et qu'est-ce que je dois faire ? Vous n'en savez rien ? Le staff s'est réuni pour discuter de ça ? Ce sont ces gens là, le staff, dans la pièce vitrée derrière ? Alors c'est sûr je vais dormir ici quatre jours? Ils sont tous avachis sur leur siège ; personne ne bouge ; personne ne parle !

Eclat de rire de mes compagnons ! Tu es mal partie Marie !


°°°

Autre éclat de rire plus tard ; mon homme parle à sa belle-soeur au
téléphone ; elle lui demande comment mon aventure s'est passée et la
moyenne d'âge du groupe ; presque la soixantaine ? Ah ! Alors la
randonnée a dû être aménagée pour les gens de cet âge !
Oui sans doute ! Le Kilimandjaro s'accroupit quand les gens qu'il voit arriver
ne sont plus de la première jeunesse.
FIN de la 1ère Partie....
.M.T.P
Génial! Smack! Merci Marie-T. J\'en rougis J\'en rougis J\'en rougis




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Margot Re: LE KILIMANJARO...

Message  lou le Lun 2 Juil - 16:54

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Ce roman me rappelle un auteur que j'aime bien Louise Alizé ! et en plus je la connais une super nana[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Margot Re: LE KILIMANJARO...

Message  Mimi* le Lun 2 Juil - 17:08

Çà gaze? Peut-être pour cela aussi... que ce récit m'a plu..... Smack! J\'en rougis J\'en rougis J\'en rougis




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Margot Re: LE KILIMANJARO...

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